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Qu’elle est bien loin l’âme rebelle qui savait dire NON. Voit-on jamais des hommes réellement, mourir d’être nourris, élevés, enseignés par la société qui les a vu naître ? Non, certainement pas, si on se contente de ce regard superficiel assimilant la mort de l’homme à celle de son corps. Mais alors que l’observateur tend à se libérer de tout préjugé épistémologique, alors que sa pensée devient plus exigeante, son attention plus vive, il voit apparaître que le rapport de l’homme à sa civilisation peut non seulement rendre l’homme malade, mais aussi réellement le tuer. J’entends tuer en lui «quelque chose », ou « quelqu’un », de bien plus essentiel à la définition de son humanité et de son identité (ou persona) que son intelligence ou son propre corps.

Qu’on se rassure donc : les termes de l’affirmation ci-dessus, loin de toute emphase et de toute métaphore, sont soigneusement pesés. Mais soyons patient aussi, car comprendre quelle est la nature et la valeur de cet essentiel, qui, en l’homme, peut mourir de son rapport à la société est une tâche difficile et longue. Ne perdons pas cet essentiel, et plus encore ne nous laissons pas berner par de fausses lumières. Primum nihil nocere (nuire en aucune façon) ne peut s’accommoder d’aucune compromission vénales ou médiatiques.

« Il y a 60 ans, un médecin a décidé de ne pas breveter son vaccin pour que toutes les compagnies pharmaceutiques puissent le produire et l’offrir à tous les enfants du monde.
Albert Bruce Sabin est né à Bialystok en 1906
Le médecin virologue, connu pour avoir découvert le vaccin contre la polio, a abandonné l’argent du brevet, ce qui lui permet de se répandre à tout le monde, y compris les pauvres.
Entre 1959-1961 des millions d’enfants des pays de l’Est, d’Asie et d’Europe ont été vaccinés : le vaccin contre la polio a supprimé l’épidémie.
Il a dit :
′′ Beaucoup ont insisté pour breveter le vaccin, mais je ne voulais pas. C’est mon cadeau à tous les enfants du monde « .
Et c’était sa volonté.
« 

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